RDC: LES ESPRITS SE CHAUFFENT ENTRE LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ET L’EGLISE CATHOLIQUE.

La question de la tenue des élections constitutionnellement fixée en 2023 divise le Président TSHISEKEDI et les princes de l’Eglise.

Le service de communication de la Présidence de la République Démocratique du Congo qualifie « d’immixtion » la déclaration de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) sur l’organisation des élections générales prévues en 2023.

« Immixtion, désir de buzz ou à une polémique tendancieuse », le service de communication de la Présidence ne tarde pas à réagir au message de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), intitulé : « Déchirez votre cœur et non vos vêtements. (Joël 2,13). Le Peuple attend toujours ».

L’inquiétude des prélats catholiques
devant la presse kinoise, ce 1er mars, le Secrétaire général de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole a, à travers, un message courageux, peint un tableau sombre de la situation socio-économique en République Démocratique du Congo. « La situation sécuritaire de notre pays, notamment dans la partie Est, reste délétère et aggravée par la présence récurrente des groupes armées que l’Armée nationale, appuyée par la MONUSCO, n’arrive toujours pas à éradiquer. Nous sommes préoccupés par le fait que la situation sociale et sécuritaire de la population congolaise ne s’améliorent pas du tout au quotidien », peut-on lire dans ce message.

Dans ce message qui sanctionne leur rencontre du 24 au 25 février, les prélats catholiques ont également exprimé leur inquiétude sur l’organisation des élections prévues en 2023. Face à cette situation, ils ont formulé plusieurs recommandations, dont, l’inscription « parmi les priorités des reformes électorales et la loi portant organisation de la gouvernance électorale » ainsi que la mise en œuvre des mécanismes, « pour gagner le pari de l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées en 2023 et pas plus tard ».

Contre toute attente, la réaction du service de communication du Président de la République n’a pas tardé, ce service a qualifié d’immixtion, le débat lancé par la CENCO sur l’organisation des élections. Assimilant la sortie des prélats catholiques au « désir de buzz ou à une polémique tendancieuse ». La Présidence, comme à l’époque de KABILA, rappelle aux évêques que, « la question de l’organisation des élections est du domaine exclusif de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« L’immixtion de la CENCO dans ce qui ne relève pas de sa compétence est simplement ahurissante, voire provocante pour des pères spirituels mués, pour le besoin de la cause, en politiques engagés au détriment de leurs brebis livrés à eux-mêmes », a déclaré la présidence.

Par ailleurs, le service de la Présidence rappelle que la Conférence épiscopale nationale du Congo avait émis des doutes sur le résultat des élections de décembre 2018, « prétextant qu’ils ne correspondaient pas à ceux collectés par sa propre mission d’observation ».

Indiquant que jusque-là, « les preuves attendues pour confirmer la victoire de son protégé, le héros de Genève, n’ont jamais été présentées à la Haute Cour », fait remarquer le document de la Présidence.

Hier le régime en place, jadis à l’opposition, se faisait d’ailleurs accompagné par la même CENCO dans les marches pour exiger le respect de la Constitution et l’organisation dans le délais prévu des élections mais, aujourd’hui les mêmes prélats sont condamnés. On se demande si hier il n’y a pas eu immixtion ?

Que cette guerre entre l’Eglise et la Présidence se résolve autrement, au risque d’exposer les paisibles citoyens à des situations beaucoup plus difficiles.

La rédaction.

By Echo7

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