IGF: AU MAROC, LA POPULATION S’APPROPRIE, EN RDC, ON POLITISE!

Cette question soulève biens de débats selon qu’on est de l’opposition ou du pouvoir.

Et pourtant, la lutte contre la corruption est un exercice collectif et requiert l’appropriation par tous les congolais de ce combat. À ce jour, quel que soit le Président de la République en fonction en RDC, s’il n y a pas une lutte acharnée et populaire contre le coulage des recettes et la fraude des opérateurs économiques en complicité avec les régies financières, la RDC n’aura pas les ressources financières nécessaires pour son décollage.

Certaines personnes mises en cause par les rapports d’audit de l’IGF crient à la politisation de cette institution pour régler les comptes aux adversaires politiques.

Il est bien évidemment aisé de se cacher derrière cette approche, c’est également une ligne de défense que peut exploiter certains avocats de la défense pour, uniquement, entretenir la confusion dans l’opinion.

En effet, la mission de l’IGF, est universelle, y compris dans les pays développés.

Ceux qui soutiennent la thèse de manipulation politique ne se basent malheureusement pas sur les faits et les preuves mises à la disposition de la justice par l’IGF.

Le premier jour d’audience issue des enquêtes réalisées par l’IGF a débuté le vendredi dernier, heureusement que c’était retransmise en direct de la RTNC, à cette occasion, plusieurs questions soulevées ont révélé des dysfonctionnements dans la gestion de millions de dollars américains mis à la disposition de l’Inspecteur général de l’EPST.

Les faits sont tellement graves et flagrants que la population congolaise, propriétaire de l’argent détourné et mal utilisé est appelée à plus d’exigence vis à vis des dirigeants qui sont, par ailleurs, tenus par le devoir de redevabilité.

Au Maroc, l’année passée, après les enquêtes de l’IGF sur le dossier de surfacturation du prix payé pour la mise en place d’un portail gouvernemental du Ministère de la jeunesse et sport, pour un montant de 2,5 millions de DH, alors que le prix standard nage entre 200.000 à 500.000 DH. C’est la population et la société civile qui ont mis la pression pour que le coupable soit traduit en justice.

Tandis qu’en RDC, les politiciens s’amusent à manipuler certains pour ramener les accusations, pourtant réelles, portées contre eux aux considérations politiques.

C’est ici qu’il faut saluer et encourager le travail de l’IGF qui est technique, scientifique et non politique. L’Inspecteur Général de l’EPST a eu du mal à se défendre sur le plan technique et financier devant la face du monde.

Si nous ne travaillons
pas pour la bonne Gouvernance, notamment, l’optimisation des ressources disponibles et la fin des détournements des deniers publics, l’avenir de la RDC demeurera sombre.

C’est un défi pour tous et nous devons en être conscients.

L’IGF doit poursuivre sans crainte son travail, le soutien de la population congolaise est grandissante.

Rédaction

By Echo7

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