Il y a quelques semaines, une marée humaine avait pris d’assaut le boulevard du 30 juin, d’abord, devant l’immeuble CNSS qui abrite le Parquet Général près la Cour de Cassation et ensuite, cette foule immense a été conduite à la place administrative de Royale, au Parquet Général près la Cour Constitutionnelle. Un jeune homme à la tête de cette initiative, Kas KASONGO, le Président du mouvement associatif, Mouvement Congo en-Avant, MCA en sigle.

L’unique revendication était de réclamer la célérité de la justice dans les dossiers des présumés détournements des deniers publics notamment dans le Projet de Parc Agro-industriel de BUKANGA LONZO, la gestion de la Covid-19 et la gratuité de l’enseignement de base qui semblaient ne pas évoluer.

Après ce passage, plusieurs dossiers ont connu les avancées, en l’occurrence, EPST et BUKANGA LONZO, cependant, aucun écho sur le dossier de Covid-19.

Pour BUKANGA LONZO, le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle avait demandé l’autorisation des poursuites de deux Sénateurs impliqués dans ce dossier. Curieusement, seule une personne s’agite et affirme que cette demande n’aurait pas dû être faite car elle serait basée sur le rapport de l’IGF qui est truffé des contrevérités et des mensonges, alors qu’elle affirmait être revenue au pays pour affronter la justice. À ce jour, le Sénat n’a pas encore décidé de lever les immunités de MATATA PONYO et IDA KAMONJI.

Pour Kas KASONGO, qu’a rencontré la rédaction du journal echo7.info, il se félicite de l’action menée par la justice Congolaise et exhorte les concernés à garder leurs argumentaires pour les présenter devant le juge et de cesser toutes manœuvres dilatoires tendant à ralentir le processus judiciaire qui est irréversible.

Toutefois, pour Kas KASONGO, il faut avoir un cœur dur comme du fer pour nier l’évidence : le Projet Parc Agro-industriel de BUKANGA LONZO est un gros échec, une arnaque à l’italienne, un exemple concret de mauvaise gestion. Non seulement l’Inspection Générale des Finances est parvenue à démontrer la même chose, les conclusions d’Oakland Institute et d’Ernest Young abordent également dans le même sens.
Comment se fait-il que là où tout le monde, experts y compris, voient le débâcle de ce projet, seul MATATA PONYO voit la réussite et le succès ? S’interroge Kas KASONGO.

En effet, la conception, l’implémentation et la gestion de ce projet, se sont faits sans aucun respect des règles en matière de bonne gouvernance, à se demander si le chantre de la bonne gouvernance, connait vraiment la définition de celle-ci?

Ce projet a été mis en place dans le souci principal de détourner les deniers publics voilà pourquoi, il y a eu cacophonie et cafouillage bien entretenus, dès le début.

Le développeur du projet, AFRICOM COMMODITIES PTY LTD a qui l'ancien Premier Ministre avait confié le marché, en imposant les Ministres sectoriels de l'accepter (Cfr J.A et lettres présentées par son Ministre d'Agriculture), n'avait rien de compétitif : aucune capacité technique ni financière à conduire un projet de telle envergure étant donné qu'elle venait de se créer à peine 3 ans plutôt et n'avait développé aucun projet similaire par le passé.

Résultats, plus de 285 millions USD investis par le Gouvernement Congolais sur un total de 495 millions USD conclu avec AFRICOM, et dont plus 210 millions ont été transférés directement dans le compte de AFRICOM COMMODITIES en Afrique du Sud, alors que cette société n’a jamais emmené un seul dollar en RDC. C’est un investisseur atypique !

Un rappel des faits saillants :

  1. LA SOCIÉTÉ SUD AFRICAINE AFRICOM qui a bénéficié d’un marché de gré à gré était en réalité une sorte de supermarché en Afrique du Sud d’achat et vente des marchandises de première nécessité et les épices.
  2. Les 5 Ministres (Louise MUNGA, MBUINGA, KITEBI, VAHAMWITI et Rémy MUSUNGAYI) qui ont signé le contrat BUKANGA LONZO affirment avoir signé les contrats sur instruction expresse du Premier Ministre MATATA PONYO.
  3. Le Premier Ministre MATATA était le seul à autoriser les paiements des fonds, le Ministre KITEBI était seulement « Ministre délégué auprès du Premier Ministre », chargé des finances. Tous les paiements faits au profit d’AFRICOM (210 millions) l’ont été sur instruction de MATATA et principalement par procédure d’urgence.
  4. Sur les 210 millions USD envoyés en Afrique du Sud pour achat des matériels et engrais, les déclarations de la douane congolaise attestent que les machines qui étaient arrivées ne valaient que 40 millions de USD, 170 millions $ sont restés en Afrique du Sud.
  5. Au même moment que la RDC signait un contrat avec AFRICOM, MATATA créait la Société « FEED AFRICA » avec AFRICOM qu’il prétendait ne pas connaître. Cette entreprise est également agricole.
  6. FEED AFRICA a des comptes à la Banque Standard bank en Afrique du Sud comme aussi AFRICOM. Certains fonds payés par la RDC à AFRICOM en Afrique du Sud auraient été transférés par la suite au compte de la société FEED AFRICA sans que cette dernière ne puisse livrer quoi que ce soit à BUKANGA LONZO. Il faut noter que FEED AFRICA est une société dans laquelle MATATA PONYO a des actions majoritaires soient 70%.
  7. Aussi, MATATA PONYO ET GROBLER DG d’AFRICOM ont créé une entreprise minière dénommée LONZO NATURAL RESOURCES.
  8. Un paiement de 8 millions USD avait été fait aux USA pour achats d’une usine agricole non livrée depuis 2015, le fournisseur atteste avoir reçu l’ordre de ne pas livrer.
  9. Certaines machines commandées et payées par BUKANGA LONZO ont été livrées dans la ferme privée des certaines personnalités impliquées dans le projet.
  10. En somme, sur les 285 millions USD sortis pour le projet BUKANGA LONZO, l’inventaire des biens actuellement indique des biens d’une valeur de 80 millions y compris la construction de la station électrique. On parle donc de plus de 200millions $, volatilisés.

Face à ces évidences, le Président du Mouvement Congo en-Avant, s’insurge contre ceux qui veulent politiser cette affaire qui est totalement judiciaire. Il regrette que certains jeunes acceptent de jouer un rôle dans une pièce de théâtre en soutenant l’ancien Premier Ministre aveuglément. Alors que leur avenir est hypothéqué quand les maigres ressources de la République finissent dans les poches des individus au lieu de servir la République.

« Ces personnes qui défendent le Sénateur MATATA doivent par contre l’encourager à faire face rapidement à la justice afin que la vérité éclate pour qu’il soit définitivement lavé, s’il est reconnu innocent. Les immunités ne doivent pas faire obstacle à la justice. Pour le peuple congolais, il faut un coupable. Il n’admettra pas qu’on lui dise que le projet BUKANGA LONZO a été bien géré, alors que les objectifs n’ont pas été atteints. Il y a eu mauvaise gestion et détournements quelque part, de ce fait, il y a forcement un ou des coupables qui doivent être identifiés et sanctionnés, c’est précisément ce que la justice doit arriver à établir. Notre campagne de sensibilisation ne vise personne individuellement, elle vise à soutenir la justice de notre pays », déclare Kas KASONGO.

Par ailleurs, le Président du MCA salue le professionnalisme de l’IGF et affirme accompagner la justice congolaise jusqu’à l’établissement d’un État, véritablement, de droit dans lequel il n’y a pas d’intouchables.

En outre, Kas KASONGO annonce des actions de grandes envergures dans les tous prochains jours afin de sensibiliser la population congolaise ainsi que les autorités sur les effets néfastes des détournements des deniers publics sur le social des Congolais.

La rédaction

By Echo7

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