L’Inspection Générale des Finances vient de rendre les conclusions des missions de contrôles qu’elle a organisées, dans un rapport adressé au Président de la République et au Premier Ministre, sur la gestion du portefeuille de l’Etat.

Une véritable prédation en bande organisée, œuvre des Directeurs Généraux, des Présidents des Conseils d’Administration et même des Commissaires aux comptes.

Dans ce rapport, dont echo7.info a pu accéder en partie, l’IGF dévoile l’existence de plusieurs avantages illégaux et ostentatoires, créés au profit des dirigeants des Entreprises et Etablissements publics, avec la complicité tacite des Ministres et la magouille dans les passations des marchés publics dont une extrême surfacturation, parfois sans contrepartie réelle au profit des proches des dirigeants. Ces pratiques  ont hypothéquées l’amélioration des conditions salariales des cadres et agents ainsi que la rentabilité de ces entreprises.

Le personnel est abandonné à son triste sort, à l’exception d’un petit nombre qui se compte parmi les courtisans ou les membres des familles des dirigeants qui bénéficient des privilèges.

L’IGF indique dans ce rapport que certains dirigeants de ces entreprises toucheraient jusqu’à 100.000$ le mois des avantages avec des soins médicaux à l’étranger, aux coûts pharaoniques, pour toute leur famille, des coûts dépassant tout entendement.

Dans un pays pauvre comme la RDC, il est tout simplement inadmissible et incompréhensible que les dirigeants des Entreprises de l’Etat se permettent une telle opulence, alors que leurs contributions au budget de l’Etat sont totalement inexistantes.

Ce rapport concerne une dizaine d’Etablissements et Entreprises du Portefeuille de l’Etat dont l’OCC, le FPI, FONER, la CNSS, CONGO AIRWAYS, la REGIDESO, la SNEL, la SCTP, la RVA.

C’est ainsi que, pour redonner la chance à ces entreprises de redécoller, l’IGF fait trois recommandations principales au Président de la République et au Premier Ministre, à savoir :

  • déterminer, par un Décret, les avantages limitatifs des Mandataires Publics ;
  • faire de la violation de la procédure des passations des Marchés Publics « une infraction pénale » ;
  • enfin, la mise en place urgente de nouveaux Mandataires Publics dans les Entreprises du Portefeuille de l’Etat, avec comme critères obligatoires et en ordre d’importance L’INTEGRITE, UNE BONNE MORALITE et LA COMPETENCE.

La plupart de ces Entreprises du Portefeuille ont du mal à rendre un bon service aux usagers, et leurs employés comptabilisent plusieurs mois d’arriérés des salaires, cependant, les dirigeants vivent comme de princes saoudiens.

La rédaction.

By Echo7

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.