L’opinion publique a découvert Jules ALINGETE dans le média lorsqu’il a pris l’habitude de révéler, à son attention, les contenus de ses rapports des missions d’audit. Selon lui, c’est une approche de redevabilité, étant donné que la population congolaise est le propriétaire des fonds mis à la disposition des dirigeants pour gérer la société.

La polémique éclate quand cette population s’y mêle. Dans les réseaux sociaux surtout, chacun interprète à sa manière les révélations de l’Inspecteur Général des Finances. Certains le taxe d’instrument de répression du pouvoir contre les opposants, d’autres estiment qu’il viole le droit de réserve d’un fonctionnaire.

Entre temps, loin de cette polémique et des médias, l’homme travail en profondeur pour améliorer les finances publiques de la RDC.

C’est Jules ALINGETE KEY, 57 ans, marié et père de deux enfants, est  inspecteur des finances depuis janvier 1989 et économiste de formation.

La rédaction d’echo7.info fait le résumé de son travail, ceci pourrait aussi être considéré comme bilan d’une année de Jules ALINGETE à la tête de l’Inspection Générale des Finances.

Sur le plan d’amélioration du cadre de travail de l’Inspecteur des Finances

Dès sa prise de fonction, afin d’obtenir le meilleur résultat escompté, Jules ALINGETE, s’est résolu de commencer par l’amélioration des conditions de travail des inspecteurs afin d’arracher d’eux un rendement optimal en mettant en place une batterie des mesures visant à motiver ces derniers, notamment : (1) l’assainissement et l’aménagement de leur milieu de travail : la réfection des bureaux et le remplacement des chaises en plastiques par les meubles appropriés, la modernisation et l’équipement d’une grande salle des réunions de plus de 60 places, la réfection des installations hygiéniques, l’aménagement du parking extérieur, le renforcement de la télésurveillance sur l’ensemble du site de l’IGF, la réfection de deux restaurants dont un VIP et un ordinaire (2) l’amélioration des salaires des inspecteurs des finances, du simple au double, (3) le renforcement des capacités des inspecteurs en formation et en outils informatiques.

Sur le plan de rajeunissement et de renforcement du personnel

L’âge minimum des inspecteurs des finances était de 55 ans, c’est ainsi que l’Inspecteur Général Jules ALINGETE a procédé au recrutement de 85 nouveaux inspecteurs des finances et 65 autres sont en cours de recrutement pour atteindre le nombre de 150. La place à la formation des jeunes pour prendre la relève de la boite.

Le dernier recrutement des inspecteurs des finances remonte à de nombreuses années.

Pour la première fois, l’IGF s’est ouverte aux corps des métiers spécifiques. Avant, elle n’était composée que des économistes et des juristes inspecteurs des finances. Aujourd’hui, avec les modifications apportées aux textes, elle regorge des juristes, des économistes, des ingénieurs en informatique et des ingénieurs en travaux publics. L’importance de cette innovation de Jules ALINGETE réside dans les faits qu’il y a plus des contrôles des marchés publics de construction des bâtiments et autres infrastructures. Ceux-ci travaillent avec les inspecteurs de formation financière pour une meilleure compréhension de ces secteurs. Les informaticiens sont nécessaires parce qu’aujourd’hui la numérisation, la digitalisation de l’économie devient une nécessité. L’IGF ne pouvait plus se contenter d’opérer uniquement des contrôles archaïques comme par le passé. A ce jour, avec la présence des agents spécialisés dans l’outil informatique, elle a la capacité de contrôler une banque avec 1000, 2000 opérations par jour.

Sur le plan de fonctionnement et de l’opérationnalité

Pour son fonctionnement, l’IGF était composée de 4 grandes structures depuis 1987 : contrôle des recettes, contrôle des dépenses, contre vérification et contrôle des entreprises du portefeuille de l’Etat. Pour rendre plus performante cette institution, le Chef de Service a procédé à une restructuration profonde des structures existantes afin de s’adapter aux nouvelles méthodes et aux nouveaux challenges liés à l’évolution des finances publiques et la nouvelle technologie de l’information et de communication. C’est ainsi que les structures ont été ramenées à 9 avec l’éclatement de trois structures existantes et la création des nouvelles :

(I) La structure s’occupant des dépenses a été éclatée en deux, (1) l’une s’occupant des marchés publics, ce qui constitue aujourd’hui une spécialité et (2) l’autre s’occupant des toutes les autres dépenses. (II) Le contrôle des recettes a été divisé en trois structures, (3) une structure de contrôle des recettes fiscales, (4) une de contrôle des recettes douanières, et une dernière, (5) de contrôle des recettes non fiscales, c’est-à-dire les recettes provenant des taxes, (6) une structure spécifique qui s’occupe de l’audit de manière à rationaliser la gestion, (7) une structure qui s’occupe du suivi de la gestion des ETD et des provinces, (8) une structure s’occupant des entreprises du portefeuille de l’Etat, ainsi que (9) la structure de contre-vérification.

Ainsi, avec cette restructuration, l’IGF dispose des unités spécialisées dans tous les domaines des finances publiques.

Dans l’opérationnalité, le Chef de Service, avec l’autorisation de sa hiérarchie, a initié la patrouille financière dans les régies financières. L’inspection peut aussi prévoir un contrôle concomitant. Tel est le rôle de la patrouille financière. Il s’agit d’un contrôle qui se déroule au même moment où les personnes sont en pleine activité dans leurs taches habituelles de gestion, les inspecteurs sont mis à côté des gestionnaires quotidiennement, de telle manière que les actes posés peuvent être contrôlés de manière à empêcher un cas de suspicion des faits de détournements. Cette méthode permet d’arrêter l’hémorragie financière ou les malversations avant que l’opération ne soit validée. Et nous estimons que cela porte des fruits.

Sur le plan des ressources financières

L’IGF bénéficie des frais de fonctionnement lui alloués par le Trésor Public. Cependant, ceci n’arrivait pas à couvrir le besoin de fonctionnement optimal de l’institution et surtout avec le nouveau rythme de travail imposé par l’abondance et le dynamisme du travail édicté par le Président de la République. Jules ALINGETE a réussi à faire passer un nouveau texte qui reconnait à l’Inspection Générale des Finances une rétrocession de 10% de celles reconnues aux régies financières. C’est-à-dire, aujourd’hui les régies disposent de leur rétrocession parce qu’elles mobilisent les recettes. L’IGF étant un instrument d’encadrement des recettes en appui aux régies financières, bénéficie pour sa part de 10% de la rétrocession attribuée aux régies.

Sur le plan de l’amélioration des recettes financières

L’IGF a combattu les exonérations et compensations qui faisaient perdre des millions de dollars au pays, l’encadrement des régies financières par les inspecteurs qui passent plusieurs mois aux postes frontaliers des impôts pour veiller au travail correct du personnel de l’administration. Elle a lancé une campagne en direction des opérateurs économiques pour cesser avec la fraude fiscale en établissant des déclarations vraies et correctes.

A l’aide de la patrouille financière dans la gestion quotidienne des entreprises du portefeuille de l’Etat, les résultats se ressentent dans l’amélioration de la collecte des recettes au niveau des régies et autres services d’assiettes. Les performances financières de ces 6 premiers mois de 2021 en disent long.

Un bilan largement positif pour à peine une année de travail de Jules ALINGETE

A ce jour, sous la conduite de Jules ALINGETE, l’IGF a mené environ 100 missions d’audits, 11 provinces et une dizaine d’entreprises du portefeuille de l’Etat concernées, au moins un procès a eu lieu contre les détourneurs des fonds alloués à l’EPST, deux hauts fonctionnaires de ce Ministère ont été reconnus coupables et condamnés à 20 ans de prison, plusieurs hautes personnalités sont actuellement poursuivis par la justice congolaise, l’amélioration en partie des recettes publiques, l’économie de ressources financières dans les dossiers exonérations et compensations, fonds de retransmission des matchs de la CAF, etc.

La rédaction

By Echo7

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