Maître Laurent ONYEMBA avait saisi le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle par une correspondance datée du 19 juillet 2021 dans laquelle il déclarait que son client, le sénateur MATATA PONYO, ne pouvait pas être entendu par lui sur le dossier BUKANGA LONZO étant donné que son réquisitoire, dans ce dossier, n’avait pas reçu le quitus de la plénière du sénat. Il a également, par la même occasion informé le Procureur Général que son client était empoisonné et qu’il devrait être évacué à l’étranger pour des soins appropriés.

Face au désir d’échapper à la justice présenté par le sénateur Matata Ponyo le Procureur Général près de la Cour Constitutionnelle lève le ton.

« L’honorable Matata Ponyo Mapon Augustin dont les poursuites ont été autorisées et les immunités levées par le bureau du sénat est mis à la disposition de la justice. De ce fait, il ne peut se soustraire des enquêtes engagées contre lui dans un autre dossier judiciaire au simple motif que l’autorisation des poursuites et la levée des immunités n’ont concerné que certains faits pénaux, et non d’autres », souligne le Procureur Général.

Il sied de rappeler que le sénateur Matata Ponyo avait en présence de son avocat Maître SHEBELE promis au procureur général près de la cour constitutionnelle de se présenter volontairement pour se défendre sur le dossier Bukanga Lonzo. L’opinion se demande pourquoi l’homme à la cravate rouge a changé d’avis ? Se sent-il responsable de la débâcle ?

Il semble qu’il aurait finalement pris connaissance du dossier tel que présenté par l’IGF, plusieurs éléments des preuves qui y figurent et le professionnalisme avec lequel l’IGF a monté le dossier, sont de nature à le clouer pour 20 ans en prison.

Le procureur général près de la cour constitutionnelle ne se sent pas intimider, il invite donc le natif du Maniema de se présenter devant lui en homme libre, avec respect, au cas contraire, il sera traîné de force devant la justice.

Il faut dire que la dernière invitation en date était pour le jeudi 22 juillet 2021. Ce même jour un document portant mention « mandat d’amener » avait circulé sur les réseaux sociaux.

Herve M.

By Echo7

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