L’Inspection Générale des Finances se préoccupe de la réalisation physique du projet TSHILEJELU, initié par le Chef de l’Etat, dans l’objectif de rencontrer le social des congolais avec effet immédiat et concret sur terrain. Il s’agit d’un projet d’infrastructures routières de 136 Km pour un coût total de 140 millions de dollars américains.

Cependant, plusieurs mois après son lancement, la population s’interroge sur la lenteur dans l’exécution physique des travaux retenus dans le cadre de ces projets dans trois villes du pays.

A ce jour, 13 millions USD ont déjà été injectés dans ledit projet, alors que sur terrain, même pas 1Km de route n’est réalisé. C’est ainsi que, dans le souci de voir ce projet s’exécuter conformément aux attentes du Chef de l’Etat et de la population bénéficiaire, l’Inspection Générale des Finances exige la visibilité à Kinshasa, Kananga et Mbuji-mayi des travaux du projet TSHILEJELU, projet phare du Président de la République.

De sources proches de l’IGF, votre rédaction apprend que l’IGF met, désormais, ce projet sous très haute surveillance pour garantir sa réussite et ce, après avoir constaté la présence de plusieurs prédateurs dans son exécution.

Dans une lettre, l’IGF prévient tous les acteurs impliqués dans ce projet, notamment, la banque UBA, l’entreprise chinoise CREC 7, l’OVD et l’entreprise de contrôle TECHNIPLAN, que toute défaillance liée à l’exécution de ce projet ne sera pas sans conséquences.

En effet, 140 millions pour 136 Km est équivalent à une moyenne de 1029500$ le Km, à ce jour, avec la hauteur du financement déjà décaissé, plus de 11 Km seraient visibles sur terrain si le taux de réalisation était conforme au taux de décaissement. À titre illustratif, la route terre jaune de Mpasa1 à N’sele longue juste de 4Km, qui figure dans le projet TSHILEJELU, depuis qu’elle a été lancée, à ce jour, aucun Km n’est réalisé.

La nouvelle approche de l’IGF qui consiste à prévenir qu’à constater un fiasco à la fin du projet est saluée par l’opinion congolaise. Si cette approche était mise en place dans le projet de 100 jours, Jammal et Kamerhe n’auraient pas eu accès à des millions de USD sans moindre visibilité.

La rédaction

By Echo7

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