Par surprise, près d’une année apres l’épisode de $16 millions destinés à la paie des intervenants de TENAFEP, l’Assemblée Nationale s’en mêle, à l’approche d’un nouveau cycle de TENAFEP.

En effet, un différend avait opposé l’IGF au Ministre de l’EPST au sujet de 32 milliards de Francs congolais sollicités par le Ministre pour payer les intervenants dans l’organisation des examens de fin de cycle primaire, année scolaire 2020-2021.

L’IGF s’était opposée à ce paiement qui était déjà au guichet de la Banque Centrale pour être retiré, pour deux raisons : (1) l’inquiétude de l’IGF quant au retrait en liquide de cette importante somme à Kinshasa pour ensuite l’acheminer en provinces, en place d’utiliser la voie bancaire, et (2) l’absence de la liste exhaustive des bénéficiaires attachée au dossier présenté pour solliciter ledit paiement.

Faute pour le Ministre de satisfaire à ces exigences de l’IGF sur ces deux préoccupations, à la demande de l’IGF, le Ministre des Finances avait retourné les $16 millions dans le compte du Trésor Public.

Les états majors politiques s’étaient, curieusement, levés contre l’IGF, pour obtenir ce paiement, cependant, le Chef de Service de cette institution était catégorique estimant qu’il y avait un risque élevé que cet argent finisse dans le marché de changes à Kinshasa et aussi, que l’argent n’atteigne pas tous les bénéficiaires mais plutôt que ça sert certains individus.

Pour contraindre le paiement de cet argent, une main noire a orchestré l’implication de l’Assemblée nationale à travers les commissions Ecofin et socioculturelle qui ont convoqué le Ministre de l’Epst, des Finances et du Budget afin de s’expliquer du pourquoi du non paiement des intervenants de la TENAFEP.

Au sortir de son audition, le Ministre de l’EPST a rejeté la responsabilité à l’IGF et attend que cette dernière s’explique également devant la commission.

Des sources généralement bien informées affirment que la manœuvre à l’Assemblée nationale a pour objectif d’obtenir le décaissement de cette importante somme d’argent malgré la retissance de l’IGF, alors que les intervenants sensés réclamer leur primes sont restés silencieux depuis plusieurs mois sauf un très petit groupe, visiblement instrumentalisé, qui a écrit un mémorandum, au final, il y a de fortes chances que cet argent finisse entre les mains de certains individus, députés nationaux y compris.

C’est la voie la plus sûre pour contourner le blocage de l’IGF. Une belle trouvaille pour saigner les caisses de l’État, explique un habitué des couloirs politiques.

A l’approche des élections de 2023, nombreux sont ceux qui indexent l’IGF d’être à la base de leur crise financière qui ne leur permet pas d’aborder efficacement la pré campagne comme ce fut le cas pour le régime passé, où tout le monde se servait allègrement des caisses de l’État pour financer leurs activités politiques.

La rédaction

By Echo7

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